Sur l'ordonnance pour l'IRM, il y avait : un pochon de perfusion (tout mini riquiqui trop choupinou), un kit de perfusion et du produit de contraste.
Je m'étais donc dis "chouette, je serai perfusée, on va pas (pour une fois) me coller des choses dans le vagin".
C'est donc plutôt confiante que je me rendais à la clinique, accompagnée de MisterLui.
Arrivée là bas, je me suis fait gruger par une vieille arrivée après moi (et qui le savait bien) qui n'a pas essayé de dire en me désignant que j'étais arrivée avant elle quand la secrétaire la regardée en disant : "Madame?" mais qui au contraire s'est ruée sur le comptoir. Et le pire c'est que le mec derrière elle a failli me passer devant lui aussi, il piétinait pour s'avancer discrètement et clairement pour me doubler.
(Typiquement le genre de scène qui n'arrive que rarement dans ma région natale -snif- je veux me barrer!)
Bref, ça m'a mise de bonne humeur, heureusement la manipulatrice radio qui m'a appelée ensuite était adorable. Elle m'a expliqué ce que je devais faire, ce qui allait se passer, en détail. Elle était douce et compréhensive.
Pour ceux qui veulent surtout savoir comment s'est passée l'IRM, c'est à partir d'ici :
J'ai du retirer chaussures pantalon soutien-gorge et bijoux. J'ai pu garder ma chemise et ma culotte.
Le matériel de perfusion n'a pas servi, en fait quand on prend rendez-vous les secrétaires sortent systématiquement cette ordonnance, mais pour l'IRM pelvienne, ils n'en ont pas besoin. J'ai eu le choix de ramener le matériel ou de leur laisser pour d'autres patients. Puisque je n'avais rien déboursé pour l'obtenir, je leur ai laissé.
Elle m'a ramené deux seringues de 50cc remplies de gel d'écho. Il fallait en vider une dans le vagin, et une dans le rectum (putain ça m'a foutu un coup au moral ce moment là). Ça leur permet de mieux voir. J'avais peur que ça coule mais finalement non, et puis de toutes façons j'avais pu remettre ma culotte (dans laquelle j'avais pu mettre du papier en plus).
Elle m'a laissée tranquille pendant que je faisais ça.
C'est complètement indolore et même on ne sent pas grand chose, mais je me suis sentie vraiment humiliée, un peu marre de me glisser des trucs dans le dedans de moi même...
Ensuite elle est venue me chercher et m'a installée sur l'appareil. Elle m'a mis une sangle pour diminuer les mouvements respiratoires afin que les images ne soient pas floues puis une sorte de grande plaque par dessus, c'est ce qui sert à mettre les images. Elle m'a dit de respirer tranquillement. J'ai mis les bras tendus au dessus de ma tête, elle a mis une sonnette dans ma main en cas de besoin et un casque sur les oreilles avec de la musique.
Je suis rentrée presque entièrement dans l'appareil. C'est un peu comme une cabine d'UV niveau espace. Et il y a un bruit assez fort, comme des claquements. L'examen dure environ 15 minutes.
J'ai fermé les yeux et je me suis imaginée dans l'avion en direction de la Guyane. Ça m'a aidée à me détendre et à passer le temps.
Une fois l'examen fini j'ai pu passer aux toilettes avant de me rhabiller et d'attendre le résultat. Le médecin est venu m'expliquer. Ils n'ont rien trouvé de plus. Juste le kyste de 16mm sur mon ovaire, celui qu'on avait vu à l'écho.
Ça m'a rassurée. On sait toujours pas pourquoi ça marche pas depuis plus de deux ans et demi maintenant mais au moins on va pouvoir attaquer les IAC sans que l'ombre d'autre chose ne plane dans mon esprit.
Bon par contre faut que je rappelle ma gynéco qui ne m'a toujours pas rappelée pour fixer un autre rendez-vous, sachant que j'avais recontacté la secrétaire vendredi pour qu'on ne m'oublie pas, mais visiblement ça n'a pas suffit...